Faits divers 2026-01-25 Vues 1041 fois

affaire Makosso à la fête du vodou : l'église annule son excommuniation et demande pardon à Makosso



affaire Makosso à la fête du vodou : l'église annule son excommuniation et demande pardon à Makosso

Affaire de l’excommuniation de Makosso Camille : l’Observatoire national des Églises évangéliques revient sur sa décision

Cet article est rédigé sur la base d’un communiqué officiel émanant de l’Observatoire national des Églises évangéliques de Côte d’Ivoire.

Après un précédent article largement relayé sur les réseaux sociaux et dans plusieurs médias, faisant état de l’excommunication du Révérend Camille Makosso des Églises évangéliques de Côte d’Ivoire, l’Observatoire national des Églises évangéliques est revenu sur cette affaire à travers un communiqué officiel, apportant de nouveaux éléments d’explication et des clarifications importantes.

Selon la structure, un constat récent avait été établi concernant la participation active du Révérend Camille Makosso au Vodun Day 2026, un événement annuel célébrant la culture, l’art et la spiritualité du vodoun. Cette célébration se tient principalement à Ouidah, au Bénin, ville reconnue comme l’un des hauts lieux historiques et spirituels de la tradition vodoun en Afrique de l’Ouest.

L’Observatoire rappelle dans son communiqué que le Vodun Day met en avant des rituels, des danses traditionnelles et des pratiques spirituelles considérées comme **incompatibles avec la foi chrétienne évangélique. C’est dans ce contexte précis que le Conseil des Évangéliques de Côte d’Ivoire, en collaboration avec l’Observatoire national des Églises évangéliques, avait initialement pris la décision d’excommunier le Révérend Camille Makosso. Les autorités ecclésiastiques estimaient alors qu’il s’était rendu à cet événement en qualité de pasteur, ce qui constituait, selon elles, une transgression grave des principes doctrinaux de l’Église.

La mesure disciplinaire avait été prise à titre conservatoire, sous réserve d’explications claires de l’intéressé et d’un repentir sincère, conformément aux prescriptions bibliques tirées de **Matthieu 18 : 15-18**, qui encadrent la gestion des fautes et des différends au sein de la communauté chrétienne.

Pour l’Observatoire, la participation d’un pasteur à un événement profondément enraciné dans des pratiques traditionnelles non chrétiennes constituait une atteinte à la **sainteté de l’Église**, à la **pureté de la doctrine chrétienne**, et présentait un **risque de confusion doctrinale** pour les fidèles, notamment les plus jeunes et les croyants moins affermis dans leur foi. La crainte exprimée était que cette présence puisse être interprétée comme une caution spirituelle ou religieuse accordée à des pratiques que l’Église évangélique condamne fermement.

Toutefois, le communiqué précise que, depuis la veille de la publication officielle, sous l’égide de l’Évêque Dr Jonathan Gba**, Grand Médiateur évangélique, de nouveaux éléments ont été versés au dossier. Des preuves et documents fournis par le Révérend Camille Makosso attesteraient que sa présence au Vodun Day s’est faite à titre strictement personnel, sous son identité de blogueur et d’influenceur, et non en tant que pasteur ou représentant d’une Église évangélique.

Le Révérend Makosso a également expliqué avoir reçu une **invitation spéciale des autorités de la République du Bénin**, précisément dans ce cadre d’influenceur et de communicateur, et non dans un rôle religieux. Il a soutenu sa défense par une interview médiatique, dans laquelle il a tenu à éclairer l’opinion publique sur les motivations de sa participation, affirmant n’avoir pris part à aucun rituel, ni posé d’actes pouvant être assimilés à une pratique spirituelle vodoun.

Au regard de ces nouveaux éléments, des concertations approfondies ont été engagées, impliquant des pères spirituels, des responsables ecclésiastiques** et certaines autorités religieuses reconnues. Ces échanges ont permis de réexaminer la situation à la lumière des faits nouvellement établis et des explications fournies par l’intéressé.

À l’issue de ces discussions, l’Observatoire national des Églises évangéliques de Côte d’Ivoire indique avoir **reconsidéré sa position**, estimant que les éléments initialement retenus ne permettaient plus de maintenir la sanction d’excommunication dans les mêmes termes. La structure souligne toutefois que cette décision ne constitue pas une approbation de la participation de leaders religieux à ce type d’événements culturels, mais plutôt une volonté de justice, d’équilibre et de discernement, conformément aux valeurs chrétiennes.

L’Observatoire a enfin rappelé son attachement au dialogue, à la discipline ecclésiastique responsable* et à la **préservation de l’unité du corps du Christ, tout en exhortant les pasteurs, leaders spirituels et figures publiques chrétiennes à faire preuve de prudence dans leurs engagements publics, afin d’éviter toute ambiguïté susceptible de troubler les fidèles.

En conséquence, le Conseil des Évangéliques de Côte d’Ivoire présente ses excuses pour les désagréments causés et annonce la fin de la procédure d’excommunication engagée contre le Révérend Camille Makosso. La structure souligne par ailleurs l’attitude d’humilité et de respect dont a fait preuve l’intéressé à l’égard des membres du Conseil tout au long du processus.


Cette affaire, largement commentée sur les réseaux sociaux, relance une fois de plus le débat sur les limites entre culture, influence médiatique et responsabilité pastorale, dans un contexte africain où traditions ancestrales et religions chrétiennes cohabitent parfois dans une tension permanente.




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