Faits divers 2026-01-26 Vues 10 fois

Les pleureuses professionnelles en Côte d'Ivoire gagnent un salaire de 100 000 francs CFA et plus.



Les pleureuses professionnelles en Côte d'Ivoire gagnent un salaire de 100 000 francs CFA et plus.

Côte d’Ivoire : pleureuses professionnelles, un métier discret mais lucratif

À Abidjan comme à l’intérieur du pays, les pleureuses professionnelles sont devenues des figures incontournables des grandes cérémonies funéraires. Derrière les cris, les larmes et les chants de deuil se cache une activité organisée, parfois très bien rémunérée, avec des cachets pouvant atteindre 100 000 FCFA, voire plus.

Un métier ancien, enraciné dans la tradition

Le recours aux pleureuses professionnelles n’est pas nouveau en Côte d’Ivoire. Dans plusieurs communautés, notamment en milieu urbain et périurbain, la démonstration de la douleur lors des obsèques est perçue comme un signe de respect envers le défunt. Pour certaines familles, il est impensable d’organiser des funérailles « silencieuses ».

Ces femmes, parfois regroupées en équipes, sont sollicitées pour amplifier l’émotion collective : cris, lamentations, chants funèbres, évocation du défunt et gestes symboliques font partie de leur prestation.

Des cachets qui surprennent

Contrairement aux idées reçues, ce métier peut rapporter gros. Selon plusieurs témoignages recueillis, une pleureuse professionnelle peut toucher entre 30 000 et 100 000 FCFA par cérémonie, selon la durée, la notoriété du défunt et le standing de la famille.
Lors de funérailles dites « grand format », impliquant des personnalités politiques, des cadres ou des chefs de communauté, les cachets peuvent dépasser les 150 000 FCFA, surtout lorsque la prestation s’étend sur plusieurs jours.

« Ce n’est pas seulement pleurer, il faut savoir émouvoir, chanter, raconter la vie du défunt et soutenir la famille », confie une pleureuse exerçant depuis plus de dix ans à Abidjan.

Une organisation bien huilée

Le métier s’est progressivement structuré. Certaines pleureuses travaillent de manière indépendante, tandis que d’autres appartiennent à de véritables réseaux ou associations. Des intermédiaires, parfois appelés « organisateurs de funérailles », se chargent de la mise en relation avec les familles.

Les prestations peuvent inclure :

l’accueil des proches en larmes,

les chants funéraires traditionnels,

la mise en scène de la douleur collective,

l’animation émotionnelle durant l’inhumation.

Entre critiques et nécessité sociale

Si ce métier choque parfois, notamment sur les réseaux sociaux où certains dénoncent une « marchandisation du deuil », d’autres y voient une activité légitime, surtout dans un contexte de chômage et de précarité.
Pour plusieurs femmes, être pleureuse professionnelle représente une source de revenus stable et une manière de valoriser un savoir-faire culturel.

Des sociologues estiment que cette pratique reflète l’importance accordée au collectif dans la gestion du deuil en Côte d’Ivoire, où la mort est avant tout un événement communautaire.

Un métier appelé à durer

Malgré les critiques, le métier de pleureuse professionnelle semble avoir de beaux jours devant lui. Tant que les funérailles resteront des événements sociaux majeurs, la demande pour ces services ne faiblira pas.
Entre tradition, économie informelle et expression culturelle, les pleureuses professionnelles occupent une place singulière dans la société ivoirienne.
willy abiro emprunt mix




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