
Abidjan — Un vaste réseau de cybercriminalité vient d’être démantelé en Côte d’Ivoire à la suite d’une opération internationale coordonnée par Interpol. Baptisée “Carton Rouge 2.0”, cette intervention d’envergure a conduit à l’arrestation de 58 personnes soupçonnées d’être impliquées dans des activités frauduleuses, notamment des arnaques liées aux prêts en ligne.
Selon des sources sécuritaires, cette opération s’inscrit dans une stratégie globale visant à lutter contre la montée inquiétante de la cybercriminalité en Afrique de l’Ouest. Plusieurs pays ont pris part à cette offensive simultanée, ciblant des réseaux bien organisés qui exploitent les plateformes numériques pour escroquer des milliers de victimes.
En Côte d’Ivoire, les individus interpellés sont accusés d’avoir mis en place de faux services de microcrédit en ligne. Le mode opératoire était bien rodé : les fraudeurs proposaient des prêts rapides via des applications ou des sites internet, attirant des victimes en situation de besoin urgent d’argent. Une fois les informations personnelles collectées, les escrocs exigeaient des frais fictifs ou utilisaient les données à des fins de chantage et d’extorsion.
Les enquêteurs révèlent que ces réseaux opéraient parfois depuis des centres informels équipés de matériel informatique sophistiqué, avec des équipes chargées de démarcher, manipuler et piéger les victimes, aussi bien en Côte d’Ivoire qu’à l’étranger.
Les autorités ivoiriennes saluent une coopération internationale efficace, soulignant que cette opération a permis de saisir du matériel électronique, des téléphones portables, ainsi que des bases de données contenant des informations sensibles sur des milliers de personnes.
“Carton Rouge 2.0” marque ainsi une étape importante dans la lutte contre les crimes numériques. Les responsables de l’enquête assurent que d’autres arrestations pourraient suivre, au fur et à mesure de l’exploitation des données recueillies.
Face à la recrudescence de ces arnaques, les autorités appellent la population à la vigilance, recommandant de vérifier la crédibilité des plateformes de prêt en ligne et de ne jamais transmettre d’informations personnelles ou bancaires à des sources non fiables.
Cette opération rappelle que la cybercriminalité, de plus en plus sophistiquée, nécessite une réponse coordonnée à l’échelle internationale.