
Dans une modeste maison, le temps semble s'être arrêté. Au milieu des quelques meubles qui composent sa chambre, un objet attire immédiatement le regard : un cercueil en bois, soigneusement posé contre un mur. Ce cercueil n'est pas destiné à un proche disparu. Il appartient au propriétaire de la maison, un homme de 90 ans qui, depuis trois ans, vit quotidiennement à ses côtés.
L'histoire de ce nonagénaire est aussi poignante que révoltante. Conscient de son âge avancé et convaincu que personne ne s'occupera de lui le moment venu, il a pris une décision radicale : acheter lui-même son cercueil et faire construire sa propre tombe.
« J'attends simplement que Dieu me rappelle », confie-t-il avec une voix empreinte de résignation.
Selon ses proches voisins, le vieil homme vit dans une profonde solitude. Les visites sont rares, voire inexistantes. Ses journées s'écoulent dans le silence, entre les souvenirs d'une vie bien remplie et l'attente d'une fin qu'il estime inévitable.
Ce qui rend son histoire encore plus troublante, c'est que plusieurs membres de sa famille occupent d'importantes fonctions au Cameroun. Certains seraient de hauts cadres et bénéficieraient d'une situation sociale confortable. Pourtant, malgré cette réussite, le patriarche affirme avoir été abandonné et rejeté par les siens.
Se sentant oublié, il a préféré préparer lui-même ses dernières volontés afin de ne représenter une charge pour personne. Son cercueil est devenu un rappel permanent de la fragilité de la vie, mais surtout du poids de la solitude.